Des cours sur les cryptomonnaies dans une université nord-coréenne

L’engagement de la Corée du Nord avec le bitcoin et les devises cryptographiques semble être en croissance constante, des rapports récents indiquant que des étudiants universitaires ont pu être en mesure d’accéder à des cours sur les monnaies virtuelles dans la République Populaire.

L’Université de science et de technologie de Pyongyang, qui est considérée par une grande partie de la communauté internationale comme étant le berceau des pirates informatiques nord-coréens, a permis à ses étudiants d’assister à des conférences sur les monnaies cryptographiques, données par un intervenant étranger.

Enseigner la technologie bitcoin et blockchain

Malgré les accusations croissantes selon lesquelles l’administration nord-coréenne aurait activement volé et miné des bitcoins, l’existence de cette formation est citée comme “la première preuve tangible” de l’attirance croissante de la République de Corée pour la crypto-monnaie par les médias. Priscilla Moriuchi, directrice du département de développement des menaces stratégiques à la CIA et de la société de sécurité soutenue par Google, Recorded Future, a déclaré: “Il ne faut pas confondre ce cours avec un échange universitaire bienveillant; tout en Corée du Nord est soigneusement évalué et géré par le régime.”

Plus tôt ce mois-ci, Federico Tenga, fondateur de la plateforme Chainside, a visité Pyongyang dans le but d’enseigner à une quarantaine des meilleurs étudiants du pays la technologie Bitcoin et blockchain. La visite a été organisée après que M. Tenga eut contacté la seule école de Corée du Nord financée par des fonds étrangers, l’Université de science et de technologie de Pyongyang, en proposant de faire une présentation sur le bitcoin lors d’une conférence financière prévue sur le campus. Toutefois, cette dernière a été annulée à la suite de l’interdiction du président Donald Trump d’autoriser les citoyens américains à se rendre dans ce pays, ce qui a conduit l’Université de Pyongyang à contacter le spécialiste pour l’inviter à enseigner pendant une semaine.

Un niveau jugé très faible

Le fondateur a passé en tout une semaine à l’Université de Pyongyang, dispensant cinq conférences de 90 minutes à un groupe d’environ 40 étudiants âgés de 20 à 25 ans. M. Tenga a également donné un séminaire supplémentaire aux membres du corps professoral de l’université.

L’homme a indiqué que, bien que la plupart des étudiants parlent un excellent anglais, qu’ils connaissent le monde à l’extérieur des frontières de la Corée du Nord et qu’ils ont entendu parler du bitcoin de façon individuelle, leur compréhension des principes fondamentaux du bitcoin, tels que les processus qui sous-tendent les activités de minage et de commerce, est extrêmement limitée. Surprenant beaucoup, M. Tenga est revenu de Corée du Nord, sceptique quant aux capacités réelles du régime dans ce domaine, affirmant qu’il était peu probable que le régime mine, contrairement à ce que certains rapports indiquaient.

Priscilla Moriuchi a répondu aux déclarations de l’entrepreneur:

“[L’université] a été autorisée à offrir ce cours, à faire appel à un expert étranger et à éduquer des étudiants nord-coréens parce que le gouvernement et les hauts dirigeants ont pris conscience de la valeur du bitcoin et des cryptomonnaies en tant que générateurs de fonds pour le régime et l’ont autorisé.”

L’Université des sciences et de la technologie de Pyongyang n’ a pas discuté de ces cours avec les médias occidentaux, mais un porte-parole de l’université a déclaré à NK News: “Notre enseignement a pour but d’aider la RPDC en renforçant les capacités qui permettent un développement efficace et des avantages pour les habitants de la RPDC… Nous sommes parfaitement conscients des questions de sanctions et des risques d’utilisation abusive ou de détournement des ressources et du savoir-faire, et nous prenons soin d’éviter tout risque sensible ou proscrit.”

D’après Bitcoin.com

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