Pour ce régulateur américain la DeFi est le futur de la finance sans la fraude

 Pour ce régulateur américain la DeFi est le futur de la finance sans la fraude

Un vent d’adoption à l’attention des cryptomonnaies semble être en train de soulever la poussière des systèmes de contrôle et de régulation monétaire de notre monde. Ce qui dans la plupart des cas s’accompagne d’une volonté de toujours plus d’ingérence. Une réalité qui a du mal à s’associer avec  l’absence de structures référentes et la décentralisation qui en forment l’ADN. Mais qui marque l’intérêt grandissant des acteurs financiers traditionnels pour cet univers numérique. Tout particulièrement en ce qui concerne la véritable révolution en marche de la DeFi. 

Difficile de savoir si la hausse actuelle du Bitcoin y est pour quelque chose. Mais il semble que l’univers des cryptomonnaies soit définitivement entré en collision brutale avec l’économie traditionnelle. Et le nuage de poussière que cela soulève s’accompagne bien souvent d’une volonté d’en contrôler tous les aspects. En plus particulièrement si cela peut permettre d’en réduire le caractère libertaire. Réalité qui est actuellement à l’origine d’un important mouvement de contestation des acteurs de la cryptosphère américaine

Mais dans le même temps, une sorte d’adoption millimétrée ouvre les portes jusque là verrouillées de certaines sphères de la finance. Comme par exemple la récente possibilité offerte aux banques nationales américaines d’utiliser des stablecoins et la technologie blockchain. Une stratégie à la dichotomie quelque peu intrigante. Mais qui laisse entrevoir une volonté d’intégrer les cryptomonnaies et les offres qui y sont liées. Cela dans un style très : je fais mon marché dans le domaine de l’avenir de l’économie. 

La DeFi est l’avenir de la finance

Et s’il y a bien un domaine qui excite les convoitises dans le domaine des cryptomonnaies, c’est sans aucun doute possible la Finance Décentralisée. Une sorte d’OVNI monétaire et financier conjugué dans une version numérique et décentralisée. Et dont le succès ne cesse de se confirmer au rythme de l’apparition de nouvelles offres plus innovantes les unes que les autres. 

Ce qui en fait la vitrine parfaite d’une mise en application concrète de la finance de demain. Le tout sous la forme d’un véritable laboratoire d’expérimentation en temps réel. Et d’une esquisse de ce qui fonctionne ou non, parfois aux frais de ses utilisateurs. Une réalité qui n’échappe pas à certains acteurs de sa version traditionnelle vieillissante.

Un constat que vient de réaliser Brian Brooks dans les colonnes du Financial Times. Il s’agit du Contrôleur actuel – et par intérim – de la monnaie au sein de l’Office of the Comptroller of the Currency. Une structure gouvernementale américaine qui a pour rôle d’assurer « un système bancaire national sûr et solide pour tous les Américains. » Mais il a auparavant occupé le poste de directeur juridique de la plateforme Coinbase entre 2018 et 2020. 

Un monde de « banques autonomes »

Ce qui explique en partie que son avis sur la DeFi soit on ne peut plus enthousiaste. Une position qu’il affirme sans complexe dans cette tribune où il la compare à un monde de « banques autonomes » aux opportunités infinies. Mais cela uniquement si les régulateurs bancaires acceptent l’idée d’une réorganisation en profondeur.

« La Finance Décentralisée, ou DeFi, arrive. Le système bancaire ainsi que chacun de nous devons être prêts. » – Brian Brooks

Ce dernier compare les réglementations bancaires actuelles au Code de la route. Et la DeFi à une sorte de véhicule autonome qui en emprunte le réseau. Une analogie qui est à mettre en relation aux smart contracts qui sont à la base de la Finance Décentralisée. Et qui évitent d’avoir à se heurter à des erreurs humaines. Cela tout en permettant de réaliser des opérations financières contractualisées.

« Tout comme à l’origine le Code de la route nous protège des autres conducteurs, nos réglementations bancaires actuelles existent principalement pour éviter les défaillances humaines. » – Brian Brooks

Une vision anti-fraude de la DeFi

Car ce que Brian Brooks voit dans la DeFi est un système plus sûr que le modèle bancaire actuel. Une affirmation qui peut avoir du mal à passer. En particulier si l’on considère le bilan catastrophique des attaques qu’elle a subies durant l’année dernière. Mais une réalité qui ne remet cependant pas en question les avancées technologiques qu’elle propose. 

Une vision que ce dernier argumente en expliquant que la fraude peut en être extraite bien plus simplement. Cela car il s’agit d’apprendre à évaluer les bons algorithmes. Ce qui est selon lui bien plus simple que de tenter de rendre tous les banquiers honnêtes. En particulier lorsque l’on sait que les banques blanchissent bien plus d’argent que le Bitcoin. Même si l’idée contraire reste tenace.

« Pourrons-nous inaugurer un avenir duquel les erreurs seront éliminées, la discrimination proscrite et un accès universel pour tous rendu possible ? Les optimistes comme moi pensent que oui. » – Brian Brooks

Brian Brook est un partisan très actif de l’intégration des cryptomonnaies dans le paysage économique américain. Et sa vision de la DeFi appliquée à l’économie traditionnelle est enthousiasmante et pleine de promesses. Mais sa mise en pratique risque de se heurter à de nombreuses résistances. En particulier s’il la présente comme le moyen d’en réguler les fraudes actuelles…

Hugh B.

Hugh B.

Passionné par l'univers des cryptomonnaies. J'attache une grande importance à la vulgarisation pour rendre les choses compréhensibles et accessibles à tous. Mes articles ne sont en aucun cas des conseils financiers. DYOR !

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