ICO – Larry Cermak annonce qu’elles enregistrent un rendement de -87%

Dans une série de tweets, Larry Cermak (The Block) a retracé l’évolution des ICO (Initial Coin Offerings) depuis 2017 et explique les raisons de leurs défaillances actuelles avec un rendement médian de -87%.

Une bulle qui ne devrait plus revoir le jour

En retraçant l’épopée des ICO, Larry Cermak, l’analyste en chef de The Block a mentionné dans une série de tweets que la folie des ICO de 2017 ne réapparaîtra plus jamais dans l’histoire. Entre avril 2017 et décembre 2018, les ICO constituaient notamment l’attraction principale de l'écosystème crypto. A l’époque où le Bitcoin tutoyait les 18 000 dollars, de nombreux projets d’altcoins ont profité de cette tendance haussière pour appâter les nouveaux investisseurs avant que la bulle n’explose. En effet, de nombreuses ICO créaient le buzz et ont connu une rentabilité énorme via ce mode de financement, elles attiraient les investisseurs du monde entier.

Effectivement, ICODrops, le site d’information à propos des levées de fonds en crypto, indique que plus de 444 projets ont été enregistrés durant cette période. Cependant, Cemark rappelle que la raison d’être de ces investissements était fondée sur des "attentes mal alignées entre les fondateurs et les investisseurs".

"Contrairement à VC (ou encore la Crypto Valley), les fondateurs ont réuni des fonds auprès d’investisseurs ayant peu d'expériences et un produit à un stade très précoce. Les investisseurs qui se lançaient dans les ICO n’avaient aucune réclamation sur les actifs du projet", explique-t-il.

 

Les ICO ont décliné dès décembre 2017.

Les ICO ont décliné dès décembre 2017 jusqu'à aujourd'hui.

Des pertes à hauteur de 10 milliards de dollars

Contrairement aux Security Token Offerings (STO) qui adossent des actions réelles et vérifiables aux produits proposés, les ICO ne proposent aucune garantie. En pratique, elles s’apparentent à une stratégie de collecte de fonds en vue de construire un projet utilisant une cryptomonnaie dont l’échec n'engagera pas les représentants de l'initiative. Dans cette perspective, la faible capacité des investisseurs à analyser le potentiel des projets ainsi que l’absence de réglementation ont provoqué des pertes allant jusqu’à 10 milliards de dollars durant la bulle crypto de 2017.

Cemark note également que 10,8% des ICO sont toujours rentables aujourd'hui dont BNB, IOTA, Ethereum, Lambda et ChainLink. Concernant la répartition des investissements, ce sont les Etats-Unis qui ont mené les plus grandes campagnes d’ICO avec 1,5 milliards de recettes, suivis de la Suisse (725 millions), du Singapour (580 millions) et du Royaume-Uni (358 millions de dollars).

La fin définitive des ICO en crypto ?

Bien que les ICO ont continué de croître au début de l’exercice 2018, la décadence du cours général du Bitcoin et des autres altcoins ont fini par estomper la folie des levées de fonds de ce type. Par ailleurs, les "exit scams" ont largement terni leur notoriété. Actuellement, ce type de collecte de fonds ne représente plus qu’une infime partie des projets de lancement de cryptomonnaies. En effet, des gouvernements occidentaux comme la France ont établi des règles très strictes (régies par la loi pacte de 2019) pour réduire les risques de fraudes issues des ICO (lancement d'un VISA distribué par l'AMF par exemple).

D’autre part, des pays plus sévères comme la Chine ont formellement interdit les activités d’ICO. Récemment, les autorités chinoises se sont mises à la poursuite des propriétaires de l’exchange EtherData qui aurait profité d’une ICO en 2017 pour amasser 176 000 dollars avant de s’enfuir.

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