Facebook, Mark Zuckerberg et la blockchain, une histoire qui continue

Lors d’une interview, le PDG du réseau social a exprimé un certain intérêt pour cette technologie. Ce n'est pas la première fois que l'entreprise est liée de près ou de loin à la technologie blockchain ou aux cryptomonnaies.

Après un article il y a quelques semaines qui vous expliquait que Facebook travaillerait en secret sur un stablecoin pour sa plateforme Whatsapp. L'entreprise est de nouveau liée à cette technologie. En effet, Mark Zuckerberg réfléchit sérieusement avec son équipe à faire appel à la blockchain afin d'offrir plus de confidentialité aux utilisateurs.

Facebook tente de trouver une meilleure alternative à Facebook Connect qui fonctionnerait à l’aide de la blockchain. Source de l’image : pixabay.

Facebook tente de trouver une meilleure alternative à Facebook Connect qui fonctionnerait à l’aide de la blockchain. Source de l’image : pixabay.

Au cours d’une interview avec un professeur de droit de Havard, Jonathan L. Zittrain, Mark Zuckerberg a déclaré être potentiellement intéressé par l’utilisation de la blockchain. Facebook tenterait de l’intégrer dans ses systèmes de partage de données et d’authentification, comme Facebook Connect. L’idée de Zuckerberg est d’utiliser la blockchain dans un contexte où les utilisateurs pourraient garder le contrôle sur leurs données. Selon ce processus, l’utilisateur prend ses informations, les stocke sur un système décentralisé et peut se connecter à différents endroits sans passer par un intermédiaire. Ce système permettrait donc à un internaute de choisir les applications auxquelles il veut donner accès et de limiter la quantité de données partagées. Certains services tiers ont déjà développé des systèmes semblables pour protéger les données personnelles. Voir Facebook adopter cette approche constituerait un important changement dans le paysage du web.

En effet, l'entreprise pionnière des réseaux sociaux a régulièrement été critiquée ces derniers mois. Alors que la vie privée et la sécurité de ses utilisateurs est au centre des débats, l'équipe dirigeante de la firme étudie la possibilité de stocker les mots de passe de ses utilisateurs dans la blockchain.

Pour Mark Zuckerberg, l’utilisation de la blockchain n’a pas que des avantages

Le PDG de Facebook est conscient que l’utilisation de la blockchain peut avoir quelques inconvénients. Source de l’image : pixabay.

Le PDG de Facebook est conscient que l’utilisation de la blockchain peut avoir quelques inconvénients. Source de l’image : pixabay.

Le système décentralisé auquel veut aboutir Facebook présente toutefois certaines insuffisances. La principale raison qui fait que le géant américain hésite à sauter le pas est le risque de nouveaux scandales de partage de données. Celui de Cambridge Analytica a été en effet cité en exemple par Mark Zuckerberg au cours de l’interview. La décentralisation de l’accès au réseau social permet à l’utilisateur d’avoir plus de contrôle sur ses données. Mais en cas de violation de la politique comme dans le scandale Cambridge Analytica, les applications tierces violant la vie privée ne pourraient pas facilement être arrêtées. Zuckerberg pense qu’à certains égards il reste néanmoins plus aisé de réglementer et de demander des comptes aux grandes entreprises comme Google, ou encore Facebook.

Facebook s’intéresse de plus en plus à la cryptographie

Le réseau social Facebook semble avoir un intérêt grandissant pour le monde des cryptos. Rappelons que si l’on en croit la rumeur, le géant américain travaillerait sur le lancement d’une cryptomonnaie.

D’ailleurs, le quotidien Cheddar a rapporté au début du mois de février que Facebook avait fait l’acquisition de Chainspace. La petite startup créée par des chercheurs de la University College London (UCL) explorait les possibilités offertes par la blockchain et les contrats intelligents. Le réseau social avait déjà fait l’annonce en mai 2018 de la création d’une division blockchain dont l’ancien président de PayPal et responsable actuel des services de messagerie de Facebook, David Marcus, avait été mis à la tête de l’entité.

Après l’entreprise chinoise Baidu ou encore la NASA, Facebook n’est pas la première multinationale à étudier de près la blockchain. Elle ne sera vraisemblablement pas la dernière.

Suivez-nous sur les réseaux !

CryptoActu se veut être un média particulièrement objectif et impartial dans ses propos. Les règles éditoriales que nous avons mises en place interdisent à l’équipe rédactionnelle de conseiller des mouvements et des positions de trading ou d’investissement.

Commentaires

25 Partages
Partagez
Tweetez
Partagez
Advertisment ad adsense adlogger