Blockchain

Corée du Sud – Des cartes d’identité éditées sur la blockchain

17 Oct 2022 - 13:30

Les cas de mises en pratique des avantages offerts par la blockchain sont nombreux, mais pour la plupart encore à découvrir. Car elle permet de garantir l’intégrité et l’impossibilité de falsifier des documents dans un environnement numérique. Une spécificité qui pourrait faire de cette technologie la prochaine étape de l’évolution du stockage de données on-chain. C’est en tout cas ce que semblent penser les responsables du gouvernement de Corée du Sud. Car ils viennent d’annoncer la mise en place de carte d’identités numériques éditées sur ce type de réseau.

Dans le camp des gouvernements plutôt favorables à la technologie blockchain, la Corée du Sud se place dans le peloton de tête. En effet, cette dernière est bien souvent à l’avant-garde en ce qui concerne la prise en compte de ce secteur, mais également des cryptomonnaies. Au point d’en faire un sujet central lors des dernières élections présidentielles, organisées en mars de cette année.

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Et de toute évidence, l’émergence de cette question de société n’est pas un simple vœu pieux destiné à charmer les 10% d’électeurs adeptes des cryptomonnaies. Car en ce début de semaine, le directeur du Bureau numérique du gouvernement, Suh Bo Ram, annonce que les cartes d’identité pourraient devenir des identifiants numériques à partir de 2024. C’est-à-dire des documents édités sur une blockchain visiblement décentralisée.

Corée du Sud – Des cartes d’identités blockchain

La question de l’identité numérique et de sa gestion on-chain n’est pas récente. Mais dans le cas présent, le gouvernement de Corée du Sud s’intéresse plus précisément à l’édition de documents officiels sur la blockchain. C’est-à-dire la possibilité de proposer à ses citoyens une carte d’identité dématérialisée, disponible directement à partir de leurs smartphones. Et, de ce fait, plus simple à utiliser dans des environnements de plus en plus virtuels, qu’il s’agisse d’Internet, des paiements sans numéraire ou même de l’émergence du métavers.

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Mais de toute évidence, le véritable avantage de ce passage au numérique est ailleurs. Car comme l’explique Hwang Seogwon, économiste à l’Institut coréen de politique scientifique et technologique, ces « cartes d’identité numériques peuvent générer d’énormes avantages économiques ». Cela dans des domaines aussi variés que la finance, la santé, les impôts ou encore les transports. Avec à la clé, une adoption considérée comme potentiellement très rapide au sein de la population. Car leur utilisation pourrait permettre de simplifier bon nombre de procédures officielles jusque là fastidieuses… et très couteuses.

Corée du Sud – Une économie équivalente à 3% de son PIB

En effet, comme l’explique Suh Bo Ram, ce changement de paradigme d’identification national pourrait permettre à la Corée du Sud de réaliser des économies colossales. Ces dernières estimées à 3% de la valeur de son PIB sur la prochaine décennie, soit 60 000 milliards de wons (42 milliards de dollars). Un chiffre confirmé par une récente étude du cabinet de conseil McKinsey qui envisage que ce type d’adoption aurait le potentiel de faire augmenter le PIB d’un pays jusqu’à 13%. Cela tout en réduisant les coûts des entreprises de montants estimés en milliards de dollars.

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Une évolution que même la Banque mondiale envisage comme un véritable « game-changer ». Avec cette particularité, dans le cas de la Corée du Sud, de reposer sur une blockchain qui serait visiblement décentralisée. Ce qui implique que le gouvernement ne pourrait pas accéder aux détails des connexions réalisées avec ces documents numériques. Un choix définitivement très éloigné de la France, avec un gouvernement en train d’essayer d’avoir accès à toutes les transactions de ses citoyens.

Toutefois, la mise en place de cette fonctionnalité innovante nécessite encore quelques ajustements. Car comme l’explique l’économiste Hwang Seogwon, « il doit y avoir plus d’évaluation des risques sur le plan technologique pour s’assurer que le danger ne l’emporte pas sur les avantages« . Une affaire à suivre…

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