Demande institutionnelle croissante pour ETH

 Demande institutionnelle croissante pour ETH

Selon le rapport annuel de Coinbase, un nombre exponentiel d’institutionnels s’exposeraient à l’Ether (ETH). A l’instar de son aîné Bitcoin, il serait à son tour considéré comme une réserve de valeur. Ce nouveau profil d’investisseurs expliquerait en partie le rallye haussier de la deuxième cryptomonnaie par capitalisation boursière.

Appétit institutionnel pour ETH

Le rapport Coinbase «  Year in Review  » 2020 observe une demande institutionnelle croissante pour Ether. Quelque peu masqué par l’entrée massive dans Bitcoin, l’intérêt pour Ether s’est opéré de manière discrète mais indéniable et aurait contribué à l’essor de son prix.

Selon Coinbase, l’engouement institutionnel pour Ether tient à deux raisons.

Les arguments en faveur de la possession d’Ethereum que nous entendons le plus souvent de la part de nos clients sont une combinaison de son potentiel évolutif en tant que réserve de valeur et son statut de produit numérique nécessaire pour alimenter les transactions sur son réseau. »

Rapport CoinBase

Ce serait aussi une façon pour les institutionnels de s’exposer de façon indirecte au secteur prometteur et explosif de la finance décentralisée (DeFi). Un espace encore expérimental qui repose majoritairement sur la blockchain Ethereum et qui de fait, ne dispose pas encore d’outils fiables et conformes pour permettre aux investisseurs qualifiés de s’y impliquer.

Après Grayscale, Galaxy Digital entre dans la danse ETH

Grayscale est déjà engagé dans Ethereum. Il a enregistré son Trust ETH auprès du gendarme boursier américain en août 2020 et capitalise depuis plus de 3,3 milliards de dollars. La banque d’affaires d’actifs numériques Galaxy Digital s’apprêterait à suivre ses pas. Selon un document adressé à ses clients, elle devrait lancer un fonds Ethereum à la mi-février.

«Investir dans l’ETH, c’est comme investir dans un panier d’actions technologiques à forte croissance à un stade précoce qui expose les investisseurs à l’explosion des contrats intelligents de nouvelle génération et des applications décentralisées.»

Mike Novogratz, PDG de Galaxy

Le Galaxy Ethereum Fund, instrument configuré comme un security, devrait suivre de près le lancement des contrats à terme sur Ether du Chicago Mercantile Exchange (CME). Prévu pour le 8 février, cette nouvelle offre est une première mondiale qui pourrait influer sur le prix de la deuxième cryptomonnaie, et pas forcément dans le bon sens si on se fie à l’épisode CME/ Bitcoin.

Mais, quoi qu’il en soit, toutes ces initiatives témoignent des attraits de l’Ether qui gagne en légitimité à mesure que son rôle s’affermit dans l’écosystème crypto.

Si l’ETH est devenu un actif numérique digne de figurer dans les portefeuilles des plus riches investisseurs, c’est bien sûr lié aussi à l’évolution de son prix. Oscillant autour de 1 313,73 $  au moment de la rédaction, il a connu une croissance de l’ordre de 716% sur un an selon le site de CoinGecko. Bitcoin lui ne peut se prévaloir que d’un « modeste » 280%. Or, plus le prix d’un actif augmente et plus il attire de capitaux institutionnels. Et plus les investisseurs accrédités accumulent et plus l’offre diminue, ce qui entraîne mécaniquement un prix à la hausse. Une spirale de croissance qui ne semble donc pas prête de s’arrêter.

Une proposition de valeur singulière

Mais surtout, le plus intéressant dans cette histoire qui commence à s’écrire entre institutionnels et cryptomonnaies, pas vraiment relevé par le rapport de Coinbase, c’est la compréhension de plus en plus grande du secteur de la finance classique pour un écosystème complexe et disruptif. Sans doute, qu’un certain nombre de ses acteurs commencent en effet à saisir que les deux cryptos majeures du marché, loin d’être en concurrence, n’ont pas du tout la même proposition de valeur. Le Bitcoin assoit sa position de valeur de protection contre la dévaluation des monnaies fiduciaires, lui valant son surnom « d’or numérique », quand l’Ether lui, tend à être de plus en plus considéré comme le jeton du futur « ordinateur mondial ».

Si sa nouvelle version réussit sans encombre à construire un écosystème d’applications décentralisées, on peut lui supposer un avenir proprement incroyable. Une perspective envisagée par un certain nombre d’institutionnels si on en croit l’affirmation de Grayscale selon laquelle Il y aurait désormais aussi des maximalistes Ethereum parmi les investisseurs « qualifiés ».

Au cours de 2020, nous avons vu un nouveau groupe d’investisseurs qui sont d’abord Ethereum et dans certains cas, uniquement Ethereum. (…) Il convainc de plus en plus en tant que classe d’actif à part entière. »

Michael Sonnenshein, directeur général de Grayscale Trust

2021, l’année d’Ether ? Tous les indices concordent effectivement pour le consacrer si en plus d’une communauté soudée autour de sa transition, les institutionnels viennent le soutenir…

Nathalie E.

Littéraire open source. Mon credo : contribuer à populariser le monde des cryptos et à encourager sa mixité.

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