BAYC – Des stars « secrètement payées » pour gonfler le prix des Bored Ape ?

10 décembre 2022 - 15:00

Temps de lecture : 3 minutes

Par Hugh B.

Les influenceurs sont le nouveau fléau d’Internet et des réseaux sociaux. Car une part trop importante d’entre eux vendent au plus offrant la mention de produits sans aucune espèce d’éthique personnelle, à part un appât du gain évident. Et le secteur des NFTs ne semble pas échapper à cette vague de commerciaux numériques. En effet, une récente affaire accuse le studio Yuga Labs, à l’origine des très populaires Bored Ape Yacht Club, d’avoir utilisé des stars pour « augmenter artificiellement l’intérêt et le prix » de ses NFTs. En cause : Justin Bieber, Snoop Dogg, The Weeknd et bien d’autres…

Les périodes de marchés baissiers sont souvent propices pour les règlements de compte à crypto corral. Avec dans le camp des plaignants certains investisseurs refusant l’idée d’avoir perdu gros. Et de l’autre des personnalités dont la popularité a servi à faire la promotion du projet à l’origine de ces pertes. Mais, il semble nécessaire de la rappeler, des responsabilités la plupart du temps bien plus partagées que les premiers ne sont disposés à l’admettre.

Toutefois, des campagnes volontairement obscures tentent de gonfler l’intérêt et le prix de certains projets du fait le l’implication de stars emblématiques. Avec bien trop souvent un mode de fonctionnement dont le rapport à l’éthique est tellement distant que le besoin d’une réglementation finit par devenir nécessaire, même pour les personnes les plus opposées à ce type de procédure. Dernier exemple en date, le studio Yuga Labs qui doit faire face à une plainte déposée jeudi dernier devant le tribunal fédéral de Los Angeles

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Yuga Labs – Des stars « secrètement payées »

Est-ce la popularité qui fait les scandales, ou les scandales qui deviennent impossibles à cacher une fois le succès arrivé ? Quoi qu’il en soit, le studio Yuga Labs est souvent exposé à des campagnes de critiques acerbes à propos de certaines de ses stratégie internes. Comme par exemple une prétendue intégration de nombreuses références considérées comme néo-nazies. Ou plus récemment un recours collectif engagé à son encontre pour avoir abusé ses investisseurs avec sa collection populaire de NFT Bored Ape Yacht Club (BAYC) ou sa cryptomonnaie, pourtant présentée comme indépendante, ApeCoin (APE).

Et de toute évidence, les problèmes ne s’arrêtent pas là. Car depuis jeudi dernier, deux investisseurs américains viennent de déposer une nouvelle plainte à l’encontre de Yuga Labs Inc. Cela au sujet de ce qui est présenté comme un « vaste stratagème » destiné à rémunérer en toute discrétion des « célébrités très influentes » pour augmenter artificiellement la popularité de sa collection de singes numériques. Ou comment attaquer une campagne de publicité pour des savons car elle a incité les consommateurs à en faire l’acquisition…

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BAYC – Les investisseurs doivent « agir raisonnablement »

Mais à la différence d’un savon, investir dans un Bored Ape peut se révéler être une affaire catastrophique. Tout particulièrement si cette opération a été menée au moment ou le floor price de cette collection pointait au-dessus de 100 ETH (320 000$ à l’époque). Car ce prix plancher se trouve actuellement en baisse et proche des 70 ETH, soit un peu moins de 89 000$ au cours actuel d’Ethereum. Raison (très) probable de la colère de ces deux investisseurs.

« La campagne promotionnelle des défendeurs a connu un succès retentissant, générant des milliards de dollars de ventes et de reventes. (…) Les mentions fabriquées de célébrités et les promotions trompeuses ont pu augmenter artificiellement l’intérêt et le prix des BAYC, obligeant les investisseurs à acheter ces NFTs perdants à des prix considérablement gonflés.« 

Avocats des plaignants

Un cas de figure qui pourrait bien être amené à se répéter. Surtout en l’absence de toute obligation légale de mentionner le caractère clairement rémunéré des campagnes promotionnelles menées par les stars et autres influenceurs du web. Mais cela sans avoir pour autant l’assurance de gagner ce genre de procès. Comme dans le cas de l’implication de Kim Kardashian dans le projet EthereumMax. Car sa responsabilité a officiellement été écartée cette semaine par un juge fédéral. Ce dernier invoquant le fait que les investisseurs doivent « agir raisonnablement avant de fonder leurs paris sur le phénomène du moment. » Ou d’accuser les autres de leurs mauvaises décisions…

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