Les autorités financières du Japon (FSA) surveillent les exchanges de cryptomonnaies

Huobi et Fisco sont dans la mire de la Financial Services Agency (FSA), qui sont en fait les autorités financières du Japon.

Les agents de la FSA ont inspecté les sociétés Huobi Japan et Fisco Cryptocurrency Exchange Inc, deux entreprises qui opèrent des plateformes sur lesquelles sont négociées des cryptomonnaies. Basées respectivement à Singapour et à Minato-ku, ces deux organisations ont récemment procédé à des changements majeurs dans leurs structures de gestion, ce qui aurait déclenché une enquête de la FSA.  

Huobi Japan Inc., une entreprise enregistrée auprès du gouvernement japonais, a été créée après l'acquisition de BitTrade Exchange. Fisco est quant à lui un fournisseur de services financiers qui facilitent les transactions d’actions, des devises, d’obligations et de matières premières au Japon. L’organisation est entrée dans le secteur des cryptos en faisant l’acquisition de Zaif Exchange en 2016.

L’autorité de réglementation financière au Japon a fait une descente dans deux bourses de cryptodevise. Source de l’image : pixabay

L’autorité de réglementation financière au Japon a fait une descente dans deux bourses de cryptodevise. Source de l’image : pixabay

Selon ce qui a été rapporté dans un communiqué de presse de Reuters, une source a révélé que « les enquêtes de la FSA ont été conduites pour s’assurer que les mesures appropriées avaient été mises en place pour garantir la protection des clients et maintenir la conformité légale à la suite de changements au niveau de la direction ».

Les descentes de la FSA font suite à plusieurs incidents impliquant le marché des cryptos au Japon

Le but de ces perquisitions est de vérifier si les exigences réglementaires ont été respectées par les deux bourses après des changements de direction. Source de l’image : Visual Hunt

Le but de ces perquisitions est de vérifier si les exigences réglementaires ont été respectées par les deux bourses après des changements de direction. Source de l’image : Visual Hunt

En octobre 2018, Fisco avait annoncé sa volonté d'acquérir Zaif pour la somme de 44,5 millions de dollars, soit un mois après que des voleurs aient réussi à mettre la main sur un magot évalué à 62,5 millions de dollars. Les cybercriminels s’étaient alors emparés de Bitcoin (BTC), Bitcoin Cash (BCH) et Monacoin (MONA) sur la plateforme. Depuis ce moment, Zaif a déclaré avoir remboursé tous les utilisateurs concernés. La société a officiellement relancé ses activités plus tôt cette semaine.

Bien qu’elle maintienne de multiples échanges de devises cryptographiques aux quatre coins du monde, Huobi n’est entrée que très récemment au Japon. Cela s’est fait grâce à l’acquisition de BitTrade en septembre 2018. À l'époque, Huobi avait eu l'intention d’étendre ses activités avec beaucoup « d’agressivité » tout en respectant les règles strictes du gouvernement en matière de coins virtuels.

Toujours est-il que cette série d'inspection de la FSA survient en dépit du fait que l’autorité ait accordé un statut d'autoréglementation à la Virtual Currency Exchange Association, ce qui, normalement, doit permettre à l'industrie de garder un œil sur elle-même.

Néanmoins, la plateforme japonaise de trading cryptographique Coincheck détient le record du plus grand vol enregistré dans l'histoire de la blockchain où 516 millions de dollars avaient été volés en 2017.

Les autorités japonaises durcissent le ton sur la cybercriminalité

Les autorités de réglementation japonaises ont jusqu'à présent placé 123 sociétés qui traitent de monnaies virtuelles sous leur surveillance. Le Japon est l'un des premiers pays développés à réglementer les transactions de cryptomonnaies. Notons que les bourses voulant mener des activités dans ce pays sont tenues de s'enregistrer auprès du gouvernement, de respecter les règles de protection des consommateurs et de se plier aux formalités légales fixées par le gouvernement.

Les autorités ont récemment attrapé leur premier criminel de monnaie virtuelle. Le voleur, âgé de 18 ans seulement, avait dérobé 134 000 dollars américains de MONA en exploitant des bugs du réseau social Monappy.

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