Libra – Seulement 2% des Américains lui feraient confiance

A l’issue d’une étude menée par CivicScience, il s’avèrerait que la grande majorité des Américains ont des doutes concernant la future cryptomonnaie de Facebook. A l’instar des autres cryptomonnaies, le Libra n’obtiendrait que la confiance de 2% des interrogés.

Le Libra n’est pas la cryptomonnaie préférée des Américains

La côté de popularité du Libra atteint un niveau critique si l’on se fie aux informations relayées par CivicScience. La plateforme d’analyse de données sur les consommateurs s’est notamment penchée sur la question de l’attractivité de Facebook en tant que pourvoyeur de cryptomonnaies, pour ne révéler au final qu’un indice de confiance très maigre pour le Libra.

Sur un échantillon de 1799 adultes Américains questionnés sur leur point de vue concernant la cryptomonnaie du géant des réseaux sociaux, 2% d’entre eux feraient vraiment confiance au Libra, tandis que 77% ont répondu négativement sur cette question. Les 21% restants feraient "un peu confiance" à cette initiative.

D'autres éléments sur l'appréciation du Libra en rapport aux autres cryptomonnaies ont été étudiés et suivent une répartition intéressante :

• 2% seulement des interrogés font plus confiance aux Libra qu'aux autres cryptomonnaies
• 19%
des interrogés ont confiance dans le Libra au même titre que dans les autres cryptomonnaies
5% font plutôt moins confiance au Libra qu'aux autres cryptomonnaies
35% font largement moins confiance au Libra qu'aux autres cryptomonnaies
39% ne savent pas vraiment quoi en penser

L’enquête de CivicScience évoque une faible attractivité du Libra par rapport aux autres cryptomonnaies, essentiellement motivée par la mauvaise réputation de Facebook. En effet, 77% des interrogés ont également avoué éprouver des doutes dans la gestion des données personnelles effectuées par le réseau social. La plateforme d’analyse a indiqué qu’il fallait plus d’études pour comprendre les raisons de ces suspicions, et des responsabilités qui incombent également au Libra pour renverser la vapeur.

CivicScience effectue un sondage sur la popularité du Libra après des Américains

CivicScience effectue un sondage sur la popularité du Libra après des Américains.

De la crypto-communauté aux autorités compétentes : une réticence généralisée

David Marcus, le responsable du projet Libra a subi les répréhensions du Comité Sénatorial des Banques lors de sa plaidoirie du 17 juillet. Désigné pour représenter Facebook pendant son audition, ce dernier a été fustigé en raison de la mauvaise gestion du réseau social, ce qui a valu à la société les qualifications de "mercantile et indigne de confiance". D’ailleurs, le sénateur Sherrod Brown, président de la Commission avait résumé sa position par rapport au réseau social comme suit :

"Facebook a montré à maintes reprises qu’il avait trahi la confiance du public et je ne peux pas imaginer qu’il y ait des éléments qui nous poussent à leur faire confiance de nouveau. Puis, il a poursuivi : s’ils sont assez arrogants pour se lancer dans cette initiative et que l’audience est au rendez-vous, je pense qu’une loi serait recevable, je pense qu’il y aurait un large appui des autorités."

Par ailleurs, la stratégie de Facebook en termes de partenariats ne répond pas aux attentes des utilisateurs de cryptomonnaies, notamment aux Cypherpunks, prônant la décentralisation. Rappelons que des entreprises puissantes telles que Uber, Visa, MasterCard et autres géants du numérique se sont disputés la direction du projet moyennant 10 millions de dollars, ce qui laisse entrevoir les ambitions très capitalistes du Libra. Récemment, Monex Group, une société de services financiers basée au Japon a soumis une demande pour rejoindre le consortium.

 

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