Christine Lagarde veut réglementer le « funny business » du Bitcoin à un niveau mondial

 Christine Lagarde veut réglementer le « funny business » du Bitcoin à un niveau mondial

La très française présidente de la Banque Centrale européenne (BCE) ne peut décidément pas renier ses origines. Cela du fait de la manière dont elle a tendance à traiter le Bitcoin et les cryptomonnaies. C’est-à-dire en mode « je n’ai pas de chiffres, mais si j’en avais ils diraient que… » Et il suffit ensuite de coller le préjugé ou l’amalgame adapté à la situation. Son imagination se limitant la plupart du temps à « blanchiment d’argent » et bien sûr « terrorisme. » Mais tout de même avec une pointe d’inventivité en apportant le terme « funny business » dans ce débat stérile. 

C’est dans une récente interview relayée par le site Reuter que la présidente actuelle de la BCE revient déraper lourdement sur le sujet du Bitcoin. Une prise de parole qui a le mérite de démontrer qu’elle fait partie de ces gens qui ne changent pas d’avis. Et qu’elle reste dans la ligne directe de la France en matière de gestion des innovations technologiques. Répression, répression et répression…

Mais elle agite cette fois un drapeau mondial pour en appeler à une régulation qui devrait s’étendre à toute la planète. Cela afin de garantir et d’améliorer la surveillance du Bitcoin. Domaine dont elle s’occupe pourtant déjà très bien toute seule et avec une sincère motivation. 

Réglementer le « funny business » du Bitcoin

Le Bitcoin n’est pas un jeu. Et ceux qui en font une « affaire amusante » sont rangés sans distinction dans la même catégorie que les coupables de blanchiment d’argent version numérique. Pourtant des études démontrent que les banques blanchissent plus d’argent que ne le permet le Bitcoin. 

Mais pourquoi s’embarrasser de détails de ce genre. Le Bitcoin c’est mal !

« Le Bitcoin est un actif hautement spéculatif, qui est à l’origine d’affaires amusantes (funny business) et d’activités intéressantes et totalement répréhensibles de blanchiment d’argent. Je pense qu’il existe des enquêtes criminelles en cours et je suis sûr qu’elles démontreraient cela très clairement. » – Christine Lagarde

Ou comment affirmer quelque chose sans avoir aucun chiffre ni aucune « enquête » à poser sur la table. Tout en spéculant sur des recherches en cours qui seraient censées légitimer des propos qui ne reposent donc sur rien. Mais avec la foi et la conviction de quelqu’un qui sait de quoi il parle. Et qui défend le monde contre un danger qu’aucune étude sérieuse ne permet donc de valider.

Et l’on va ensuite reprocher aux défenseurs du Bitcoin de ne pas avoir de données à montrer pour permettre de contrer ce genre de remuage de vent politico-économique. Alors que des études qui existent pour le coup réellement affirment que moins de 2% des transactions effectuées en BTC sont potentiellement illicites. 

Mais pourquoi s’embarrasser de détails de ce genre. Le Bitcoin c’est mal !

Hugh B.

Hugh B.

Passionné par l'univers des cryptomonnaies. J'attache une grande importance à la vulgarisation pour rendre les choses compréhensibles et accessibles à tous. Mes articles ne sont en aucun cas des conseils financiers. DYOR !

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