Le G20 veut avoir accès aux données des utilisateurs de cryptomonnaies

Au terme de leur rencontre en Arabie Saoudite ce week-end, les membres de la sphère financière du G20 exhortent les pays à plus d’exigences réglementaires dans le domaine des monnaies numériques. Les plateformes d’exchanges sont dans leur viseur, mais pas uniquement.

Ce sommet du G20 regroupait les principaux acteurs financiers des puissances mondiales. Ministres des Finances et représentants des banques centrales se sont retrouvés les 22 et 23 février à Riyadh, pour “réaliser les opportunités du 21e siècle pour tous,” comme indiqué en en-tête de leur communiqué final. La question des cryptomonnaies a été abordée.

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“Sur la base de la Déclaration des dirigeants de 2019, nous exhortons les pays à mettre en œuvre les normes récemment adoptées par le Groupe d’action financière (GAFI) sur les actifs virtuels et les fournisseurs associés.”

Respect de la GAFI

La GAFI est le groupe d’action financière. Un organisme intergouvernemental qui a pour objectif de lutter contre les “menaces pour l’intégrité du système financier international.” Son but est de faire appliquer les lois dans le domaine et d’émettre des recommandations à l’égard des organismes de gestion financière.

Dans le cas de la cryptomonnaie, la GAFI exige le respect d’un article connu sous le nom de “règle du voyage.” Une injonction très controversée qui demande aux plateformes d’exchanges de communiquer l’identité de leurs utilisateurs ainsi que toutes transactions les concernant. Cette exigence entre dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent. Une réalité dans le domaine, mais également une excuse bien souvent utilisée pour outrepasser le droit à la vie privée. Et un véritable problème lorsque l’on sait que ces informations peuvent aller jusqu’à la localisation de l’individu concerné.

Les stablecoins à l’étude

Il a également été question du développement des stablecoins. Les membres du G20 ont réaffirmé leur position publiée en octobre 2019.

“Tout en reconnaissant les avantages potentiels de l’innovation financière, nous convenons que les pièces stables mondiales (…) entraînent un ensemble de risques graves pour la politique publique et la réglementation. Ces risques, notamment ceux liés au blanchiment d’argent, au financement illicite et à la protection des consommateurs et des investisseurs, doivent être évalués et traités de manière appropriée avant que ces projets ne puissent commencer à fonctionner.” – G20

L’organisme réclame plus d’études sur le sujet et un contrôle accru avant toute mise en pratique de ces monnaies numériques stables. Le Financial Stability Board (FSB) a déjà réalisé une étude sur le sujet qui devrait être soumise au G20 en avril.

Ces organismes ne sont pas connus pour aimer prendre des risques. Les cryptomonnaies représentent encore trop d’inconnues pour un système au sein duquel elles n’ont aucune place. La question est de savoir si l’avenir leur en dessinera une et si cela est effectivement une bonne chose.

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