Le Proof-of-Stake d’Ethereum serait « fondamentalement vulnérable »

La plus grande future amélioration de la blockchain Ethereum serait-elle fondamentalement vulnérable ? C’est en tout cas ce qu’a affirmé vendredi Dahlia Malkhi, experte en systèmes distribués et chercheur chez VMware, à propos de la future mise à jour Casper d’Ethereum , lors du forum Financial Cryptography 2018.

Au cours d’une allocution, l’experte a évoqué la technologie blockchain en s’intéressant à comment les nœuds parviennent à s’entendre entre eux dans un tel protocole. Mais ce sont ses critiques sur Casper, une mise à niveau d’Ethereum qui permettra d’introduire un algorithme censé être plus écologique et plus sécurisé, qui a retenu l’attention.

Contrairement au dispositif de validation du réseau Bitcoin et Ethereum actuel nommé preuve de travail (de l’anglais Proof-of-Work), et selon lequel les mineurs utilisent de l’électricité et de la puissance physique pour vérifier les blocs de transactions, le modèle de la preuve d’enjeu (Proof-of-Stake) consiste en une sorte d’exploitation minière virtuelle. Les  « mineurs » n’ont qu’à verrouiller leurs devises pour pouvoir valider les blocs et ainsi tirer une rente proportionnelle à la somme bloquée, sans cette fois-ci avoir à dépenser des ressources.

Donner le pouvoir à des gens qui ont beaucoup d’argent

De ce fait, ses partisans affirment que ce consensus aura le même avantage théorique pour le réseau, mais sans avoir à engendrer des dépenses réelles d’électricité ni à se préoccuper des questions environnementales. Elle permettrait en outre de rendre une « attaque des 51% » (qui compromettrait le réseau dans son intégralité) bien plus couteuse.

Mais alors que les critiques sont tout aussi nombreuses et fermes que les louanges, les propos de Dahlia Malkhi marquent probablement la première fois qu’un chercheur extérieur renommé en informatique se penche sur le sujet.

Elle indique:

« Je pense que la preuve d’enjeu est fondamentalement vulnérable. À mon avis, c’est donner le pouvoir à des gens qui ont beaucoup d’argent. »

Elle  réduit néanmoins sa charge en ajoutant qu’elle estime que Casper a conduit à des recherches « intéressantes » qui ont stimulé l’intérêt croissant et l’innovation dans le domaine des infrastructures distribuées.

Bien que Casper ne soit pas encore déployé ni terminé, l’état actuel du programme ne permet de participer à la validation de la blockchain – et donc «gagner » de nouveaux ethers – que si le compte en question possède au moins 1 000 ETH. Ce palier pourrait cependant être abaissé avant son déploiement.

d’après coindesk

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