Bitcoin (BTC) – La cryptomonnaie au service des droits de l’Homme ?

Dans une récente interview, Alex Gladstein, chef de la stratégie de la Human Rights Foundation, a abordé la question du Bitcoin et des monnaies numériques. Cela peut sembler étonnant, de la part d’un responsable d’une association de défense des droits de l’Homme. C’est tout simplement parce qu’il n’est pas question d’économie, mais de luttes sociales et de l’avenir de notre société. Et le Bitcoin pourrait bien y jouer un  rôle central.

Le Bitcoin n’est pas uniquement une monnaie numérique, qui permet de faire des bénéfices. En effet, certains ne le voient que comme une réserve de valeur, un actif à fort potentiel spéculatif. À l’origine, il s’agit d’un projet de société révolutionnaire et engagé. Et c’est sur cet aspect du BTC que s’est arrêté Alex Gladstein dans son interview, pour dessiner les contours d’un avenir ou l’être humain restera maître de son anonymat et de son autonomie financière. Un questionnement d’actualité qui permet de créer une passerelle entre les droits de l’Homme et la technologie blockchain, terreau des monnaies numériques.

Le rôle de la Human Rights Foundation

La Human Rights Foundation est un organisme non gouvernemental. Une structure à but non lucratif qui travaille pour lutter contre les violations des droits de l’homme dans des pays où leur respect n’est pas à l’ordre du jour. La Chine, La Russie ou encore le Venezuela font figure de mauvais élèves dans le domaine. Et, au centre de ces préoccupations, la question de l’indépendance monétaire est un point crucial.

Alex Gladstein est un homme de terrain. Il explique que son expérience l’a convaincu que le Bitcoin peut exercer un impact plus important sur la scène des droits de l’homme que ce qui était envisagé auparavant.

“C’est en raison de mon expérience, des personnes avec qui je travaille et des situations que je vois chaque jour, que j’ai commencé à réaliser le genre d’impact plus large que je pense que le Bitcoin aura, d’une manière qui ressemble à Internet. Une technologie qui a décentralisé les moyens de production de l’information et l’accès à l’information.” – Alex Gladstein

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La monnaie, un enjeu de liberté individuelle

C’est en utilisant l’actualité des mouvements sociaux qu’Alex Gladstein donne du sens à ses propos. Les manifestations actuelles à Hong Kong font régulièrement la une des médias. Dans ce contexte de surveillance extrême, les manifestants sont obligés de trouver des moyens détournés pour avoir accès à leur argent, sans utiliser leurs moyens de paiements officiels, comme une carte de crédit. Tout simplement pour protéger leur anonymat et éviter de subir des représailles. Ils se tournent donc vers des solutions alternatives, comme des cartes prépayées.

“Un procédé qui permet de décentraliser les moyens de production de l’argent, et l’accès à l’argent sera remarquablement puissant. D’autant plus que nous nous dirigeons vers un avenir sans espèces, où tout l’argent sera électronique. Nous allons être confrontés à une situation où l’argent que nous utilisons tous les jours va se transformer en actifs numériques contrôlables, “surveillables,” qui trahiront notre pouvoir et donneront accès à nos informations privées.” – Alex Gladstein

Tous les gouvernements actuels sont en train de réfléchir à une disparition programmée de l’argent liquide, au profit de moyens de paiements numérisés. Ces cryptomonnaies d’Etats n’ont rien à voir avec le Bitcoin. Elles n’offrent que plus de surveillance et moins de libertés à ses utilisateurs.

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L’impact du Bitcoin sur les droits de l’Homme

C’est à ce moment que le Bitcoin devient une solution intéressante. Alex Gladstein explique qu’il ne s’agit pas là d’un “remède universel.” Mais, d’ici une quinzaine d’années, lorsque la monnaie liquide aura disparu, comment les gens pourront-ils se battre pour leurs droits sans révéler leur identité ? Les cryptomonnaies offrent déjà ce  genre de services et pas uniquement le Bitcoin. Les jetons numériques comme Zcash (ZEC) ou Monero (XMR), sont d’ailleurs dans le viseur des institutions, pour leurs solutions d’anonymat revendiquées.

“En fin de compte, je crois que la confidentialité financière est essentielle pour une démocratie saine.” – Alex Gladstein

Cette analyse permet de redorer le blason d’un Bitcoin trop souvent associé à des activités criminelles. Les véritables amateurs de BTC le savent, acheter du Bitcoin n’est pas seulement un acte économique, c’est un engagement concret vers un avenir ou la liberté et l’autonomie ne seront pas devenues des idéologies du passé.

 

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