Bitcoin

Bill Miller – Le Bitcoin est une « police d’assurance » contre la crise financière

27 Mai 2022 - 15:00

Le moins que l’on puisse dire est que les avis divergent sur le polémique sujet du Bitcoin. Cela tout particulièrement en plein cœur de la crise financière actuelle, dont les principaux responsables tentent de minimiser les effets. Avec comme stratégie de pointer d’un doigt accusateur le secteur des cryptomonnaies, censé fragiliser une « stabilité numérique » dont la simple mention a tout d’une mauvaise blague. Néanmoins, des voix s’élèvent pour affirmer le contraire. Comme le milliardaire Bill Miller qui voit dans le Bitcoin une « police d’assurance » contre la politique de la Fed.

La situation économique mondiale peut – et à juste titre – faire très peur. Mais elle peut également prêter à sourire ceux qui bénéficient d’un humour au degré largement positionné sous le second niveau. Tout particulièrement lorsque des « responsables » de ce chaos interviennent pour expliquer que tout est sous contrôle. Et que la politique du Monopoly menée par la Réserve fédérale américaine (Fed) n’a rien à voir avec l’inflation actuelle. Une affirmation improbable que même un mauvais comique de cabaret n’aurait pas tentée.

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Mais les blagues les plus courtes sont les meilleures. Et ce n’est définitivement pas dans les rangs de ces pompiers pyromanes qu’une solution pourrait émerger. Raison pour laquelle le Bitcoin continue de s’imposer contre préjugés et interdictions. Cela comme le principal outil de lutte contre une instabilité bien plus dangereuse que celle de son cours : la politique monétaire mondiale post Bretton Wood. Car comme l’explique le milliardaire Bill Miller, le BTC « fonctionne sans la Fed et sans aucune ingérence » possible.

Bitcoin – Une « police d’assurance » anti-crise

La situation actuelle du Bitcoin pourrait sembler contradictoire avec les propos récemment tenus par l’investisseur et milliardaire Bill Miller. Car rien ne permet d’affirmer que sa tendance baissière soit sur le point de rencontrer le bottom que tout le monde scrute, la boule au ventre. Néanmoins, cette légende de Wall Street l’affirme : la célèbre cryptomonnaie de Satoshi Nakamoto pourrait bien représenter un rempart efficace face aux crises économiques. Au point de la présenter comme une « police d’assurance contre les catastrophes financières » lors d’une récente interview. Et autant dire que le sujet est d’actualité.

« Lorsque la Fed est intervenue et a commencé à tirer sur la masse monétaire et à renflouer les taux hypothécaires, le Bitcoin a bien fonctionné. Il n’y a pas eu d’emballement sur Bitcoin. Le système a fonctionné sans la Fed et sans aucune ingérence. Tout le monde a obtenu son Bitcoin et le prix a été ajusté. Puis lorsque les Bitcoiners ont réalisé : « Attendez, nous allons devoir faire face à une hausse de l’inflation », Bitcoin a explosé. »

Bill Miller

Une « assurance » qui s’impose tout autant lors de conflits armés que durant des périodes de trouble, comme cela fut le cas au moment de la pandémie du Covid 19. Au point d’en faire une nouvelle pièce sur l’échiquier géopolitique mondial, dont la force a clairement été démontrée suite à l’invasion Russe en Ukraine. C’est en tout cas ce que pense Bill Miller, qui explique peut-être un peu vite que « tout va bien » dans ce genre de cas pour ceux qui possèdent du Bitcoin. Cela en prenant l’exemple du retrait des troupes américaines d’Afghanistan.

« Lorsque les États-Unis se sont retirés d’Afghanistan, Western Union a bloqué la possibilité d’y envoyer des fonds ou de les retirer. Mais si vous aviez du Bitcoin, tout allait bien. Votre Bitcoin est là. Vous pouvez l’envoyer à n’importe qui dans le monde si vous avez un smartphone.« 

Bill Miller

L’occasion pour Bill Miller de répondre aux récentes critiques de Warren Buffet à propos de l’inutilité du Bitcoin. Ce dernier accusé de « ne rien produire » et dont la valeur est du coup impossible à évaluer. Mais comme il l’explique, rien n’oblige personne à en acheter. Surtout s’il n’entre pas dans la grille des « actifs productifs » émise par certains. Néanmoins, Bill Miller explique que « l’objectif de l’investissement n’est pas de posséder des actifs productifs, mais de gagner de l’argent. » Et le Bitcoin permet également cela. Même si son marché reste risqué et les pertes possibles importantes.

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